Les couleurs du Silence (3)

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Sel de la messe

 

 

« L’Avent peut être considéré comme temps liturgique de silence, de veille et de prière en préparation à Noël : à Noël, Le Sauveur est né dans le silence et dans la pauvreté la plus absolue »

Benoit XVI

La réforme liturgique entreprise par le Concile Vatican II se caractérise notamment par une mise en valeur sans précédent du silence, comme moyen de participation active à la liturgie : « Pour promouvoir la participation active, on favorisera les acclamations du peuple, les réponses, le chant des psaumes, les antiennes, les cantiques et aussi les actions ou gestes et les attitudes corporelles. On observera aussi en son temps un silence sacré » explique la constitution conciliaire Sacrosanctum Concilium.

Et la dernière version de l’introduction du Missel précise :  «Le silence sacré fait partie de la célébration : il doit aussi être observé en son temps. Sa nature dépend du moment où il trouve place dans chaque célébration. En effet, pendant l’acte pénitentiel et après l´invitation à prier, chacun se recueille; après une lecture ou l´homélie, on médite brièvement ce qu´on a entendu; après la communion, le silence permet la louange et la prière intérieure. »

Le silence a donc des saveurs variées selon les temps de la messe :

-Il est silence de recueillement au début du rite pénitentiel, lorsque nous nous tournons vers le Seigneur pour lui exprimer notre désir de conversion et ouvrir notre cœur à sa grâce, ou encore au début de la prière d’ouverture, le temps pour chacun de mentionner intérieurement ses intentions de prières ;

-Il est silence de méditation après l’homélie pour que la Parole de Dieu soit accueillie dans le cœur et que la réponse de chacun se prépare dans la prière ;

-Il est enfin silence de prière lorsqu’il remplace le refrain de la Prière Universelle, et silence de louange après la communion, pour goûter la joie de la présence de Dieu en nous et rendre grâce du don reçu.

« Le silence dans la messe, c’est finalement comme le sel dans un plat » conclue Pascal Desthieux dans un récent ouvrage : « le sel n’a pas vocation à donner un goût de sel aux plats, mais il n’en faut pas beaucoup pour que la saveur de chaque élément soit renforcée, et que le plat devienne pleinement savoureux : une messe sans silence, c’est comme un plat sans sel. »

Au cours de cet Avent, nous essayons de le « doser » au mieux !

P. Bruno VALENTIN

Retrouver les 2 premiers volets de ce parcours de réflexion sur le silence:

Les couleurs du silence (1): Chut!

Les couleurs du silence (2): Paysage de la Bible

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