Notre pèlerinage paroissial à Cotignac

En cette première semaine des vacances de la Toussaint, nous sommes partis en Paroisse sur les chemins de Provence, désirant, grâce à Marie-Madeleine, la Sainte Famille, et plus particulièrement Saint Joseph,
être dans l’intimité du Christ.

Basilique Ste-Marie-Madeleine

Premier jour

Notre première journée a commencé à Saint-Maximin-La-Sainte-Baume. Après un pique-nique de retrouvailles, nous avons visité la Basilique Sainte-Marie-Madeleine. Le pèlerinage commençait très fort : une conférencière extraordinaire nous a introduits, par la découverte de ces lieux, à la rencontre de Marie-Madeleine, premier témoin de la Résurrection.

 

Après un peu de route, nous arrivons vers 18h30 à Cotignac. Joie de découvrir ce lieu unique : le sanctuaire Notre-Dame de Grâces, bâti au sommet du mont Verdaille, et notre logement étagé sur la colline avec une vue qui invite à la louange !

Après le dîner : veillée-partage. Témoignage d’une paroissienne : « Lors de la 1re soirée, chacun a pu se présenter et exprimer les raisons de sa démarche. Nous avons été touchés par la profondeur des échanges : chacun partageant, avec une grande simplicité, ses soucis, ses motivations, et ses espérances. Combien cela soude des paroissiens, de vivre ensemble un temps de pèlerinage ! »

Deuxième jour

Le deuxième jour, nous avons vécu un temps consacré au sanctuaire Notre-Dame de Grâces. Le matin un premier temps d’enseignement, avec un frère de Saint-Jean, qui nous a retracé l’histoire de Cotignac, des apparitions de Marie et de Saint Joseph. Oui, en ce lieu unique, la Sainte Famille s’est manifestée, et a voulu prodiguer ses grâces !

L’après-midi, deuxième enseignement : « Comment vivre les Béatitudes dans nos familles, à l’exemple de la Sainte Famille ? » Un paroissien : « Cela nous a invités, à l’image de la Sainte Famille, à choisir une vie simple sous le regard de Dieu. »
Cliquez ici pour retrouver cet enseignement

En cette deuxième journée, ponctuée par le chapelet au sanctuaire, puis la messe, et, pour ceux qui le souhaitaient, par les offices des frères, nous avons eu aussi un grand temps libre de ressourcement personnel : nous avons pu contempler cette nature magnifique sous le soleil, prier, relire les enseignements reçus, prier, marcher, mais aussi nous préparer à la veillée de réconciliation et d’adoration, et écrire une lettre à St Joseph pour le lendemain.

Les jeunes, eux, ont découvert le jardin de permaculture du frère Nicolas-Marie et travaillé avec lui. Les plus courageux ont aussi pu se baigner dans la piscine. L’eau était glaciale, mais le paysage, magnifique, et l’exercice, vivifiant !

Après le dîner, nous avons vécu une belle veillée de réconciliation. « Le sacrement du pardon offert, le geste de l’eau baptismale, et des lumignons au pied de la croix, les chants nous ont portés. » L’adoration s’est  poursuivie dans le petit oratoire du foyer, qui, dans sa simplicité, nous transportait à la crèche.

Troisième jour : « Ite ad Joseph ! » (« Allez à Joseph ! »)

Nous avons mis nos chaussures de marche et pris nos bâtons de pèlerins pour marcher vers le mont Bessillon, à quelques kilomètres de là, lieu où Saint Joseph est apparu.

Nous y avons vécu trois temps spirituels forts :

IMG_2916_i– la rencontre avec une religieuse bénédictine cloîtrée. Comme le dit une paroissienne : « La sœur nous a fait découvrir l’homme Saint Joseph, le patron du silence, la modestie, la douceur (qui n’est pas la mollesse), l’obéissance, la confiance dans un grand abandon. Le Père de Famille par excellence, et un modèle de vie pour nous dans le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. »

– la consécration à Saint Joseph et le temps d’intercession. « Ce temps de dédicace à St Joseph m’a marqué : la Paroisse, qui vient avec dévotion s’incliner aux pieds de St Joseph pour lui demander sa protection et s’en faire l’écho pour ceux qui sont restés à Montigny-Voisins ; et au nom desquels nous étions partis. C’est une pierre solide dans le projet de construction de la nouvelle église. »
Nous sommes venus prier Saint Joseph, déposer à ses pieds toutes nos intentions personnelles, et toutes celles qui nous ont été confiées, déposer aussi avec confiance nos fardeaux, puis nous avons dit tous ensemble une prière consacrant à Saint Joseph notre Paroisse, mais aussi nos personnes. 

IMG_2927_i– la messe, dans l’église des bénédictines.
Ce fut aussi un temps fraternel et joyeux, avec le pique-nique au soleil, et un moment d’émotion avec la disparition pendant près de 3 heures de Geneviève (78 ans), Dominique, et Françoise, qui, ayant cru devoir suivre « des petites marques roses », sont montées quasiment au sommet du mont, et se sont perdues ! La marche aussi nous a fait du bien, dans cette belle nature paisible.

Après le dîner, le frère Jean-Stéphane nous a partagé  une relecture des évènements de Cotignac de façon plus large, reliés à l’histoire spirituelle de notre pays. Nous avons perçu un peu mieux la vocation de la France comme fille aînée de l’Église, favorisée par de nombreuses interventions divines et mariales, vocation qu’elle semble perdre, mais qu’elle retrouvera. (Marthe Robin, 1936).  Cet enseignement du frère nous a beaucoup fait réfléchir sur la politique, à la fois avec gravité et avec espérance !
Cliquez ici pour écouter cette réflexion

Nous avons terminé notre soirée par un beau chapelet des mystères glorieux,  dit lentement et avec une belle ferveur, guidés par le frère.

Quatrième jour : la Sainte Baume

Après un dernier petit déjeuner très matinal et nos valises faites à la hâte, nous avons quitté Cotignac et le Foyer, reconnaissants envers Guillaume, le responsable du foyer, qui nous a accueillis tellement chaleureusement.

Après une heure de route dans la montagne, nous sommes arrivés à l’Hôtellerie du Plan d’Aups, avant de grimper à pied à la Sainte-Baume. La Sainte-Baume est la grotte où Marie-Madeleine aurait vécu 30 ans, selon la tradition provençale. Le sanctuaire est tenu depuis 1292 par les Dominicains (avec une interruption à la Révolution). Nous y avons eu une messe, avec des pèlerins vietnamiens venus de Californie, et avons pu vénérer d’autres reliques de Marie-Madeleine.

Cet endroit retiré du monde est saisissant. Là encore, la vue élève l’âme.
Nous avons pique-niqué dans la descente, puis partagé un dernier temps avant de nous quitter. Le père Bruno nous a bien dit de réfléchir à ce que nous gardons de ce pèlerinage qui nous montre le Ressuscité, et à en témoigner.

Quelques partages de paroissiens :

«  Ce pèlerinage m’a permis de renforcer ma foi, d’apprendre à déposer toutes les souffrances et de rendre grâce pour toutes les merveilles que le Seigneur nous donne. Ce voyage m’a permis aussi de mieux connaître les personnes, de renforcer nos liens entre paroissiens. »

« Nous avons vécu un temps vraiment fraternel. »

« Un vrai temps fort, paisible, et plein d’espérance, dans un cadre magnifique et porteur. »

« Quatre jours bénis, où la paix, la joie, l’écoute, et la présence souriante des frères et des sœurs, la qualité des différents enseignements, l’amitié réelle entre nous, le silence, la contemplation de ces hauts lieux miraculeux et celle de la nature nous ont aidés à approfondir notre méditation intérieure et la prière. »

« Les chemins et les marches dans l’effort ont poussé nos volontés à ne jamais abandonner. »

Lire le témoignage des jeunes sur le pèlerinage

Voir le montage photo du pèlerinage

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Merci Saint Joseph,
Merci Notre-Dame de Grâces
Merci Marie-Madeleine

 

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