Homélies du Père Guy Lecourt

Père Guy LecourtLe Père Guy Lecourt maintient un blog, sur lequel il publie ses homélies.

Vous trouverez les 10 dernières homélies publiées.

  • HOMELIE 5ème Dimanche Ordinaire C – Les Béatitudes: Lc 6,17.20-26 - 17 Février 2019


    HOMELIE 5ème Dimanche Ordinaire  C – Lc 6,17.20-26
    17 Février 2019 –

    Les Béatitudes

    Voici des paroles de Jésus, claires et sévères, qui peuvent rebuter, et pourtant on les appelle "Béatitudes", sans doute parce qu’elles commencent par "Heureux".
    Mais d’abord, que ne dit pas Jésus ? Jésus ne dit pas que les pauvres sont meilleurs que les riches ou qu’ils ont plus de chance qu’eux, parce qu’ils seraient "heureux".
    Que dit-Il alors ? S’adressant aux premiers, Il adresse un message d’espoir à tous ceux que le monde oublie, qui n’ont pas le nécessaire pour une vie pleinement humaine, qui ne mangent pas à leur faim ou qu’une grande épreuve les fait irrésistiblement pleurer, comme un deuil. Enfin, ils s’adressent à ceux qui sont méprisés parce qu’ils croient en Lui. Eh bien, tous ceux-là, paradoxalement, qu’ils se réjouissent et sautent de joie (mot à mot, fassent du sirtaki !), car ils ont une place auprès de Dieu.
    S’adressant aux seconds, aux nantis, aux repus, Il leur adresse un avertissement sous forme de plainte (et non de malédiction !) : en grec, "quel malheur" se dit : "Ouaï !" [ouai] (bien proche de notre français : "Ahi haï). Oui, vous allez être malheureux parce que vous vous appuyez sur votre bien-être qui vous satisfait mais vous enferme sur vous-mêmes et vous rend insensible au monde qui vous entoure. Dans le Psaume 49, 13, on retrouve le même constat : « L’homme dans son luxe ne comprend pas, il ressemble au bétail qui va à l’abattoir ». C’est pourquoi Jérémie pouvait dire encore, dans la première lecture de ce jour : « Maudit soit l’homme qui s’appuie sur un être de chair [comprenez, "sur lui-même" ou un proche], tandis que son cœur se détourne du Seigneur ».  (Jr 17,5). Mais Jésus invite à s’appuyer  sur les deux : l’être aimé et le Seigneur qui nous aime. De fait, trop d’opulence rend aveugle et sourd aux autres et par voie de conséquence, ne permet plus de désirer Dieu : au bout d’un certain temps, elle laisse vide.
    En définitive, Jésus nous dit que Dieu nous aime tous de façon différente, mais Il veut nous alerter, les uns pour qu’ils ne se découragent pas ; les autres pour qu’ils n’aillent pas vers des richesses trompeuses qui conduisent finalement à être malheureux.

    On a traduit "heureux" du grec "Makarios",  mot qui vient d’un verbe, "Makarizo", qui signifie "qu’on estime quelqu’un heureux" et même : "qu’on l’envie d’être heureux". On le trouve souvent dans la Bible et en hébreu, "ashreï¨, qui peut se traduire par "En marche ! " ou "Félicitations, Bravo, tu as tout compris ! ". Ce mot désigne la rectitude de l’homme en marche sur un chemin qui mène à Dieu et le conduit à la vie et au bonheur.

    Alors, remercions Jésus de nous mettre en garde contre le faux bonheur et, avec l’aide de son Esprit Saint,  "En marche" vers le vrai bonheur !

                        AMEN !
  • HOMELIE 5ème Dimanche Ordinaire C – Vocation des 1ers Apôtres - Lc 5,1-11 - 10 Février 2019 – Journée des malades.


    HOMELIE 5ème Dimanche Ordinaire  C – Lc 5,1-11
    10 Février 2019 – Journée des malades.


    « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras ! ».Désagréable impression de capturer ou de faire du  prosélytisme malveillant ? Le verbe “prendre” a une connotation possessive qui s’accommode mal avec l’infinie considération que le Christ invite à avoir envers toute personne, dans le respect de sa liberté et de sa conscience.
    En fait, le mot “prendre”, dans le texte grec, n’a pas le sens de “s’approprier”. Il signifie “prendre vivant” [zoégrèo contient le mot zoé, qui signifie la “vie” non pas biologique qui se dirait « bios » mais celle qui anime un être]. Et même, il peut signifier : “rendre la vie, ranimer”. Ainsi, Jésus dit à Pierre : « Ne crains pas, désormais ce sont des hommes que tu rendras à la vie ! ». Tâche magnifique que Jésus confie à Pierre et ses compagnons : pas étonnant qu’ils le suivent aussitôt, “quittant tout”.

    La scène qui précède est pleine de sens concernant la manière de faire de Jésus. Tout d’abord, il s’adresse à des hommes en plein travail, au cœur de leur activité humaine. Il leur demande un service : « Prête-moi ta barque ». Simon le fait volontiers. Puis s’adressant aux foules restées sur le rivage, Jésus les enseigne. Ayant achevé de parler, il s’adresse à Simon et l’invite à aller pêcher en profondeur : Bathos->bathiscaphe.
    Qui est-il ce charpentier pour s’adresser à des pêcheurs professionnels et  les envoyer en plein jour de nouveau pêcher, eux qui n’ont rien pris de toute la nuit ? Simon, qui a dû écouter le Rabbi Jésus, est sans doute frappé par son enseignement et lui répond : « Sur Ta Parole, je vais jeter les filets ». C’est la pêche miraculeuse !
    Simon en est tout bouleversé ; son nom même en est changé : il devient “Simon-Pierre” et lui-même ne s’adresse plus à Jésus comme  “Maître” mais comme “Seigneur”.
    Quel parcours !
    Jésus demande : « Prête –moi ta barque »
    Simon la met à sa disposition.
    Jésus enseigne, puis les envoie en eau profonde
    Simon, qui malgré son expérience, l’écoute.
    Simon-Pierre prend conscience de l’écart entre lui et Celui qu’il découvre comme son Seigneur. Jésus l’invite à ne pas craindre et à aller “rendre vie à d’autres hommes”

    Simon-Pierre et les compagnons qui quittent tout et partent à la suite de Jésus.

    Jésus est-Il aujourd’hui encore pour nous ce Seigneur qui nous demande : « Prête-moi tes oreilles, ta voix, tes mains, tes jambes, ta santé, ton intelligence, ton art, ton cœur, ta foi, ta maladie et ta vieillesse, bref tous tes talents et ta situation de vie, pour communiquer… pour que Je puisse aller au large vers les gens de tous horizons et particulièrement, pour que Je puisse “rendre vie, ranimer” ceux qui en ont le plus besoin, marqués par les épreuves, la maladie, la vieillesse et les pauvretés de tout genre ? »

    « Ne crains pas : Je suis avec toi ! » 


                        


    . AMEN !
  • HOMELIE 4ème Dimanche Ordinaire C – Lc 4,21-30 3 Février 2019


    HOMELIE 4ème Dimanche Ordinaire  C – Lc 4,21-30
    3 Février 2019

    « Mais Lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin ».

     Phrase bien énigmatique face à l’agressivité déchaînée des habitants de son village. Cela ne vous fait pas penser à une autre situation où Jésus va être conduit en-dehors de la ville, jusqu’à un escarpement, pour être précipité en bas ? Jérusalem, le rocher du Golgotha où il sera précipité dans la mort. Mais Jésus n’est qu’au début de son ministère et tout au long, Il va essayer de faire comprendre à son peuple que Dieu son Père aime tous les hommes, ceux qui lui sont proches grâce à sa Révélation, et ceux qui sont loin et n’ont pas reçu cette Révélation, la majorité aujourd’hui dans notre pays.
    Les habitants de Nazareth, familiers de Jésus, refusent de voir en Lui plus que le « fils de Joseph, le charpentier ». Et bien même qu’ils aient entendu parler des signes merveilleux qu’Il a opérés à Capharnaüm et dans d’autres villages, ils restent insensibles à la Parole que Jésus vient de lire et qu’Il annonce s’accomplir dans leur “aujourd’hui”, nous l’entendions dimanche dernier : « L’Esprit de Dieu est sur moi… Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres…»
    Trop proches ? Sans doute. Aveuglés par les années que Jésus a passées à Nazareth au milieu d’eux et où Il n’a rien dévoilé de ce qu’il était. Alors Jésus va leur rappeler que 800 ans avant lui, les prophètes Elie et Elisée, avaient été envoyés par Dieu auprès de la veuve de Sarepta, près de Tyr, au Liban, pour la secourir miraculeusement de la famine ou auprès de Naâman, le syrien, pour le guérir de la lèpre. Et ces païens crurent au Dieu d’Israël qui s’était manifesté bon et miséricordieux envers ceux qui n’étaient pas de son peuple.

    Comment accueillons-nous ce Dieu qui veut se donner à tous ? Qui nous connaît avant même que nous soyons venus au monde, nous le disait Jérémie dans la 1èreLecture (Jr 1,4) ! Et comment faisons-nous savoir qu’Il veut se donner à tous ? Comment le présenter à ceux qui ne le connaissent pas ?
                       Je me servirais bien volontiers de ce très beau texte de St Paul aux Corinthiens que nous avons entendu aujourd’hui dans la 2ème Lecture (1 Co13,1-13) et que tant de fiancés choisissent pour célébrer leur mariage. Remplaçons le mot amour, “agapè” en grec, par Jésus ou par Dieu : « Quand je distribuerais tous mes biens en aumônes, quand je livrerais mon corps aux flammes, s’il me manque Jésus, cela ne me sert de rien.

                       Jésus prend patience; Jésus est serviable; Il ne jalouse pas; Jésus ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil; Il ne fait rien de malhonnête, ne cherche pas son intérêt, Il ne s’emporte pas, n’entretient pas de rancune; Il ne se réjouit pas de ce qui est mal, mais Il trouve sa joie dans ce qui est vrai. Il excuse tout, fait confiance en tout, espère tout, endure tout. Jésus ne passera jamais ».
                      
                       Paul nous invite à le suivre, Lui qui n’est qu’amour. En gardant sa Parole, en le recevant, Il demeure en nous et il sera possible de parler de Lui, non seulement avec des mots, mais avec des gestes, des actes qui Lui ressemble.
            
                       Je reprends des paroles du pape François qu’il adressait aux jeunes, dimanche dernier au JMJ de Panama : « Etre jeune n’est pas synonyme de salle d’attente de celui qui attend son heure » et « Crois-tu en cet amour de Dieu ? Crois-tu à l’appel de Dieu ? ».
                      
                       Paroles qui ne s’adressent pas qu’aux jeunes mais à nous tous, jeunes de cœur et de foi : alors, accueillons Le Seigneur et présentons-Le à ceux qui sont loin : ne sommes-nous pas tous « le maintenant de Dieu » ?  leur disait-il encore.
    AMEN !
  • HOMELIE 3ème Dimanche du Temps Ordinaire C – Début Evangile de St Luc - Lc 1, 1-4 ; 4,14-21 27 Janvier 2019


    HOMELIE 3èmeDimanche du Temps  Ordinaire  C –
    Lc 1, 1-4 ; 4,14-21
    27  Janvier 2019

    L’Évangile d’aujourd’hui est fait d’un montage scripturaire qu’autorise la liturgie de l’Église : il commence par le chapitre 1 de l’Évangile de St Luc qui est une introduction. Puis il continue par un passage du 4ème chapitre qui introduit le ministère de Jésus et présente le programme de sa mission. Quel est-il ? « Porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres, et aux aveugles qu’ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur ». Lc 4,18-19

             Voilà son programme : toute l’énergie de Jésus et son attention vont être consacrées à le réaliser jusqu’au dernier souffle sur la Croix. Et Luc a bien fait son enquête, rassemblé les éléments auprès de témoins oculaires, qu’il a lui-même vérifiés et non pas comme ces environ 70 évangiles qui ont proliféré plusieurs dizaines d’années voire de siècles par la suite, que l’on remet régulièrement au goût du jour, prétextant que l’Église les avaient cachés. On les a d’ailleurs désignés par apocryphes de  "apokrupto” caché->crypté.  Nos quatre évangiles ont été retenus en raison du sérieux de leur composition et surtout, parce qu’ils ont été accueillis et gardés par toutes les communautés chrétiennes naissantes.

             Ce programme n’a rien d’un programme pour attirer les suffrages. Il est Parole de Dieu, reprise du prophète Isaïe, célébrée à la synagogue dans le contexte de prière hebdomadaire d’un peuple en attente de son Dieu, ce Dieu qui lui a promis depuis très longtemps sa visite en la personne de son Messie. Et voilà que cette prophétie s’accomplit en la personne de Jésus. Elle n’est plus faite de mots, d’idées : elle est une personne, Jésus. C’est de la personne de Jésus qu’aujourd’hui se réclament les chrétiens de toutes les Églises et Communautés, dont la nôtre, de par le monde. Qu’est-ce qui peut bien nous rassembler malgré nos désunions ?

             Écoutée et partagée entre nous, la Parole de Jésus est notre trésor communque nous n’avons pas fini de découvrir  et de mettre en pratique. Ensemble, elle nous fait avancer vers notre unité au sein de nos familles, de nos communautés et de nos Églises encore séparées.
             Elle nous donne des points de repères solides dans un monde déboussolé, en particulier lorsqu’il oublie et ne tient pas compte des petits, des opprimés de tous genres et des sans voix.
             Elle change notre regard sur les frères et sœurs moins gâtés par la vie et comme l’exprimait si bien St Paul dans la deuxième lecture, elle nous les font découvrir comme les membres de notre Corps. Elle nous conduit, à travers eux, vers Celui qui s’est fait l’un d’entre eux, le Seigneur Lui-même.
             Cette Parole nous aide encore à nous ouvrir aux autres…qui sont « autres » que nous. Et c’est pourquoi je me réjouis de ces moments où nous pourrons nous retrouver dans une ambiance conviviale dans les grandes fêtes liturgiques ou les temps forts paroissiaux.

             Que ces dimanches, où semaines après semaines, nous entendons la Parole de Dieu et pouvons accueillir le Verbe de Dieu, Jésus, qui s’est fait Pain de Vie pour nous nourrir de son Corps, nous réjouissent et nous fortifient pour marcher vers l’unité.

    « Ce jour consacré à notre Dieu est un jour de joie : alors, que la joie du Seigneur soit votre rempart ! »

    AMEN !

  • HOMELIE 2ème Dimanche du Temps Ordinaire C Les Noces de Cana : cherchez la mariée !– (Jn 2, 1-11) 20 Janvier 2019


    HOMELIE 2èmeDimanche du Temps  Ordinaire  C (Jn 2, 1-11)
    20  Janvier 2019

    Les Noces de Cana : cherchez la mariée !

    La première démarche de Jésuslorsqu’il inaugure sa vie publique, c’est de se rendre à des Noces, là où se dessinent les plus grands espoirs d’amour, mais aussi les plus grandes déceptions, là où Il compte bien sanctifier le don réciproque qu’est l’amour conjugal.

    Qui est présent à ces Noces ? La « mère de Jésus »qui, dans l’évangile de Jean, n’est jamais appelée Marie ; et elle n’est mentionnée qu’ici et au pied de la Croix. Jésus est invité, avec ses récents disciples. Il y a aussi les serviteurs, le maître du repas et l’époux : mais où donc est la mariée ? Qui d’entre nous parlant du dernier mariage auquel il a été invité n’évoque-t-il pas la mariée ?

    Marie, voyant le drame que va provoquer le manque de vin à ces noces, intervient auprès de Jésus. Celui-ci lui répond de façon énigmatique, annonçant que son heure n’est pas encore venue, mais exécute la demande confiante de Marie.

    Il va se servir de six jarres de pierre d’environ 100 litres, qui servaient aux rituels de pureté des juifs de son temps, pour marquer sans doute le passage et la continuité de la Nouvelle Alliance qu’il va inaugurer un jour avec cette première Alliance voulue par son Père.
    Que dit Jésus ?  « Remplissez… Puisez… Portez … ». Il ne dira rien de plus, discret.

    Tout se passe ensuite entre l’époux et le maître du repas  qui s’étonne qu’il ait gardé le bon vin après que les gens aient bien bu. Aucun émerveillement de sa part, pas plus que d’enquête pour savoir d’où venait ce vin. Les serviteurs le savaient, eux qui avaient puisé les 600 litres ! Mais cela n’a pas échappé également à d’autres témoins : ce sont les disciples.Ils ont vu cet évènement comme un signe : ils croient en Lui.

    Ces noces de Cana sont donc le premier miracle/signe de Jésus. Il inaugure toute Sa vie et  Ses paroles, bref, l’Evangile. Notre réponse en est la foi/confiance en Lui et c’est elle qui nous fait grandir et vivre.

    Ce repas de Noces n’annonce-t-il pas encore d’autres Noces qui nous concernent tout autant ?
    Celui des Noces de la Nouvelle Alliance, annoncées  par le prophète Isaïe dans notre première lecture d’aujourd’hui. Je cite : « Toi (Jérusalem), tu seras appelée "Ma Préférence", cette terre se nommera "L’Épousée". Car le Seigneur t’a préférée et cette terre deviendra "L’Épousée" … Comme la jeune mariée fait la joie de son mari, tu seras la joie de ton Dieu » Is 62,4-5.

    En effet, quand l’heure sera venue, le Fils de Dieu épousera la “mariée” (la voilà !), l’humanité en la personne de ceux  qui croiront en Lui, ses disciples. Ils deviendront en même temps les enfants de la mère de  Jésus, au pied de la Croix, mais aussi, Marie, mère de l’Église.

    Notre Eucharistie, où le vin cette fois-ci est changé en son sang, fait mémoire de ces Noces avec son Église et nous y participons en mettant notre foi dans ce signe actuel qu’est la communion au Corps du Christ et en essayant de le suivre tous les jours.

    En cette semaine de prière pour l’Unité des chrétiens, prions pour qu’un jour nous puissions partager la même Eucharistie avec tous nos frères et sœurs chrétiens.


    AMEN !
  • HOMELIE BAPTÊME de JESUS – Lc 3,15-16.21-22. 13 Janvier 2019


    HOMELIE BAPTÊME de JESUS – Lc 3,15-16.21-22.
    13 Janvier 2019

    Le Temps de Noël s’achève par la célébration d’une nouvelle Épiphanie, 30 ans après la manifestation aux mages que nous avons célébrée dimanche dernier, celle du BAPTÊME de Jésus. Pourquoi Jésus demande-t-il le Baptême, Lui qui n’a pas besoin de conversion ? C’est parce qu’Il a voulu non seulement prendre notre condition humaine, mais aussi se montrer solidaire avec l’humanité pécheresse qui, à l’appel de Jean-Baptiste, vient se purifier dans un baptême d’eau.
             C’est alors qu’Il prie que le ciel s’ouvre et il se produit une nouvelle manifestation : celle de Dieu qui se révèle Trinité : Jésus est  au centre, Fils engendré par le Père : Celui-ci fait entendre sa voix, et  l’Esprit-Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe, descend sur Jésus et lui confère l’onction qui fait de Jésus le Messie, “Machiah”, en hébreu,  ;  Christos, en grec.   

    Ce Jésus- Messie vient nous introduire dans la vie trinitaire
    « Lui vous baptisera dans l’Esprit-Saint et le feu » v.16
    Traduisons : Lui vous immergera …plongera dans les eaux de la mort pour que vous émergiez et receviez l’Esprit-Saint, mot à mot, le “souffle sacré” le “pneuma aguion”,
             Mais aussi le feu ! De quel feu s’agit-il ? A quel autre moment l’Esprit-Saint se manifestera-t-Il avec le feu ? A Pentecôte, bien sûr, sous forme de langues de feu. Il s’agit bien d’un feu sacré qui réchauffe notre monde et lui fait goûter la joie et la chaleur d’aimer, de partager, de vivre pleinement.

             « Élève la voix » (proclamait Isaïe au peuple découragé par les divisions et les luttes au retour d’Exil, 1èrelecture) « ne crains pas. Dis aux villes de Juda : “Voici votre Dieu !  Voici le Seigneur Dieu” »
             Paul a goûté à cette venue de notre Dieu en la personne de Jésus et il rappelle son bienveillant dessein à notre égard. « Car [Jésus] s’est donné pour nous afin de nous racheter de toutes nos fautes et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien… » « Par le bain du Baptême, il nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit-Saint. »
            
             Prenons-nous bien conscience de notre Baptême ?
    Le Baptême a inauguré en nous la mort du vieil homme et la naissance de l’homme nouveau :  Ep 4,20-24 « Mais vous, ce n'est pas ainsi que vous avez appris le Christ, si du moins vous l'avez reçu dans une prédication et un enseignement conformes à la vérité qui est en Jésus,  à savoir qu'il vous faut abandonner votre premier genre de vie et dépouiller le vieil homme, qui va se corrompant au fil des convoitises décevantes, pour vous renouveler par une transformation spirituelle de votre jugement  et revêtir l'Homme nouveau, qui a été créé selon Dieu, dans la justice et la sainteté de la vérité. »
    Renouvelés par l’Esprit-Saint, il ouvre en nous le chemin d’une intimité qui n’aura de cesse de grandir à toutes les étapes de notre histoire dans la mesure où nous vivrons cette promesse de Dieu Lui-même : « C’est toi mon enfant bien-aimé, en toi j’ai mis tout mon amour. »
             Rendons grâce  pour tout ce que notre baptême a permis en nous jusqu’à maintenant et tout simplement, pour le fait d’être là ce matin, unis entre baptisés, cherchant à mieux connaître et à mieux faire Corps avec le Fils bien-aimé par excellence : Il ne garde pas jalousement sa filiation mais nous la fait partager.
    A propos, connaissez-vous la date de votre Baptême ? Le pape François, cette semaine nous a invité à la retrouver et à célébrer son anniversaire : bonne et sainte idée, pas vrai ?

    AMEN !
  • HOMELIE de l’EPIPHANIE Année C - Mt 2,1-12 6 Janvier 2019


    HOMELIE de l’EPIPHANIE Année C - Mt 2,1-12
    6 Janvier 2019

    EPIPHANIE:  “Action de se montrer, manifestation”

    Dans la 2ème  Lecture de ce dimanche, Paul parle d’un “mystère” que Dieu nous a révélé par grâce : « Ce mystère, c’est que tous les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile » Ep 3,5

    Aujourd’hui encore, cette parole de Paul est pleine d’actualité : mais comment annoncer l’Évangile à tous ?

    Pour le faire, il faut plusieurs dispositions. Regardons nos mages.
    1 - Ce sont des païens en quête de vérité et  qui se mettent en route. Mais leur recherche, si noble soit-elle, ne leur permet pas de trouver ce qu’ils cherchent. Ils ont besoin des Écritures. Elles désignent ce roi.
    Ainsi, pour annoncer l’Évangile, il faut d’abord bien connaître l’Évangile et les Écritures que nous avons reçus en “héritage”. De nombreux ouvrages très accessibles sont disponibles aujourd’hui. Des groupes nombreux les étudient et bien des réunions sont introduites par une de leur page.

    2 - Connaître les Écritures ne conduit pas nécessairement à celui qu’elles désignent. Dans l’Évangile d’aujourd’hui, les prêtres du Temple et les scribes qui les lisent et les interprètent, ne bougent pas. Il faut également  se mettre en route, par la foi, pour aller jusqu’à Jésus.
    Les mages, bien que païens, se sont donc mis en route et il leur est manifesté, qui est ce roi, objet de leur recherche : c’est l’Épiphanie de Dieu. Ils ne s’y attendaient sans doute pas, tant Jésus était né dans de si pauvres conditions, mais: ils ont accepté l’étrangeté,pour un roi, d’être si humble et ils lui ont manifesté leur reconnaissance par leurs présents. 
    Pour annoncer l’Évangile à tous, il ne faut pas avoir de préjugés qui empêchent de rencontrer les autres différents de nous. 

    3 - Après la découverte du Roi de l’univers, les mages sont repartis par un autre chemin, rejetant celui d’un Hérode que la soif de pouvoir et la corruption ont conduit aux crimes les plus odieux jusque dans sa propre famille : n’a-t-il pas fait mettre à mort trois de ses fils et sa femme préférée ? Ils ont tenu compte des conditions politiques du monde de leur temps.
    Pour évangéliser, il faut être présent d’une façon ou d’une autre, dans le monde d’aujourd’hui, en le regardant avec bienveillance, mais en dénonçant toute forme de mensonge sur la réalité. N’avons-nous pas de grands défis à relever pour que notre monde soit plus humain : justice et partage ; respect de la création et de la vie, depuis ses débuts jusqu’à sa fin. Proposer aux jeunes générations un avenir qui ait du sens et de la joie, même dans les efforts ou les épreuves, jusqu’au-delà de la mort. Nous ne pouvons rester sur la touche : Il faut chercher et proposer des modes de vie sains et respectueux et donc rejeter certains autres qui corrompent et détruisent notre humanité.

    Enfin, nous n’évangéliserons jamais sans le Seigneur et l’Esprit qu’Il nous a promis. Par la prière et par la vie sacramentelle, faisant corps avec le Christ, nous pourrons inviter ceux qui ne le connaissent pas à nous rejoindre pour avoir part à la promesse et être rassemblés auprès de Dieu dans le même bonheur d’aimer qui ne finit pas, comme l’annonçait Isaïe à Jérusalem dans la 1ére Lecture de ce jour.

    Bonne année évangélique  avec l’Esprit qui nous précède et nous rend heureux de partager le merveilleux dessein de Dieu révélé dès sa venue dans notre monde aux mages païens de son temps. Ne désire-t-Il pas le révéler aux “païens” d’aujourd’hui ? Ne veut-t-Il pas le faire avec nous ? Rendons-Lui grâces de nous associer à son dessein bienveillant.

    AMEN !
  • HOMELIE du Dimanche de la SAINTE FAMILLE- C. 30 Décembre 2018 – Lc 2,41-52


    HOMELIE du Dimanche de la SAINTE FAMILLE- C.
    30  Décembre 2018 – Lc 2,41-52

     
             Pourquoi la liturgie de ce Dimanche, présentant en exemple la Sainte Famille, a-t-elle choisi ce récit de l’Évangile où il est question, si ce n’est d’une fugue du Seigneur du moins d’un comportement qui aurait lieu d’inquiéter bien des parents ?
             Est-ce bien l’intention de l’évangéliste St Luc ? Si l’on y regarde bien, son Évangile commence au Temple de Jérusalem, avec Zacharie, prêtre officiant ce jour-là, qui deviendra, à la suite de l’intervention de l’ange Gabriel, père de Jean-Baptiste. Ce même Evangile se termine au Temple, où les Apôtres, le Christ les ayant quittés définitivement à l’Ascension, « étaient continuellement dans le Temple bénissant Dieu » Lc 24,53.
             Le Templeest au cœur de la foi juive. Jésus y est chez Lui.Présenté 40 jours après sa naissance (fêtée au 2 février), il y est présent de nouveau à la “Bar Mitzva”, âge où le jeune juif devient “un fils du précepte”. Il y chassera les vendeurs qui ont dénaturés sa destination : espace de prière pour le peuple et les païens et de rencontre avec Dieu. C’est autour du Temple que trois fois par an, à Pâques, Pentecôte et Soukkot (fête des Tentes) se réunit le peuple juif : c’est leur « Maison de famille ».

    Venons-en aux pauvres parents. Le retour à Nazareth, distante de 110 Kms, prenait trois jours. Il se faisait par groupe de marcheurs : hommes, femmes, enfants. Ils se retrouvaient aux étapes pour les repas et la nuit. Ne l’ayant pas retrouvé, Marie et Joseph retournent à Jérusalem, angoissés : c’est leur enfant et, de plus, Dieu leur a confié la mission de l’élever.
    Vous rappelez-vous ceux qui, en d’autres circonstances, attendront le troisième jour pour retrouver ce même Jésus ? Les Apôtres, bien sûr, et sans doute Marie. Luc n’annonce-t-il pas la Pâque à venir où Jésus, après s’être donné Pain de Vie à la Sainte Cène, donnera sa vie pour ressusciter le troisième jour ? Ne manifestera-t-Il pas alors sa nature humaine, par sa mort, et sa nature divine, par sa résurrection ?

    Ce passage d’Évangile ne nous manifeste-t-il pas la même intention ?
    Quelle est la question de Marie à son Fils Jésus ?  « Enfant, pourquoi as-tu agi ainsi envers nous ? Vois, ton père et moi nous te cherchions angoissés ? » De quel père s’agit-il ? De Joseph.  Et que répond Jésus ? « Pourquoi donc me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon père ! » De quel père s’agit-il ? De Dieu. En deux phrases, Luc exprime le merveilleux mystère de l’Incarnation du Fils de Dieu : homme par sa mère et son père adoptif, Joseph; Dieu par son Père céleste.
            
    Marie ne comprend pas tout, mais devine le mystère auquel elle avait accepté de participer plus de 12 ans auparavant. Elle n’a pas fini de le comprendre. Il faudra encore qu’elle passe par la mort de son Fils pour découvrir sa Résurrection et comprendre définitivement le dessein miséricordieux de Dieu.
    Pour l’heure, elle garde tout cela en son cœur.
            
    Marie, Joseph et Jésus sont repartis pour Nazareth où jusqu’à environ 30 ans, Jésus restera auprès d’eux, dans le cadre quotidien de la vie en famille, grandissant en sagesse, en taille et en grâce sous le regard de Dieu et des hommes. N’est-ce pas la vocation de toute famille qu’un père et une mère accompagnent ainsi les enfants qui leur sont donnés ?
    Nous prierons pour les familles douloureusement affectées par le décès d’un père ou d’une mère, ou par le départ de l’un ou l’autre. Nous prierons pour nos sociétés à l’échelon mondial, où toutes sortes de déviations matérielles, égoïstes, culturelles plongent nombre de familles dans la misère et la pauvreté spirituelle. Cela ne doit pas nous faire oublier le dessein premier et merveilleux de Dieu vis-à-vis des familles et la foi et la joie de ceux qui veulent en fonder une avec son aide pleine d’amour.
    AMEN !
  • HOMELIE DE LA NUIT DE NOËL 24 Décembre 2018 – Lc 1, 39-45


    HOMELIE DE LA NUIT DE NOËL
     24  Décembre 2018 – Lc 1, 39-45

    Ayant vu, les bergers firent connaître ce qui leur avait été dit de cet enfant » ” Lc 2,17
     
             La nuit de Noël éveille chez beaucoup d’entre nous à la fois émerveillement auprès de la crèche et tendresse pour cet enfant couché dans une mangeoire avec ce jeune couple et ces humbles bergers. C’est beau et nous avons bien raison de construire des crèches et de prier tous devant elles. Il faut garder ces images de lumière et d’humanité.
    Petite parenthèse en passant : ne condamnons pas les habitants de la petite bourgade de Bethléem qui n’ont pas pu les accueillir « car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune » ! L’hospitalité traditionnelle des peuples de l’Orient et leur esprit de famille contredisent cela. Seulement, dans la salle commune, petits et grands séjournent, prennent leur repas et dorment. Il aurait été difficile à Marie de mettre au monde son fils devant tout le monde, sans compter les cris du nouveau-né ! A cette époque les salles communes étaient surélevées et dessous se trouvait l’étable des bêtes de la famille.

             Il y a un autre motif pour s’émerveiller.
    Qui d’entre nous, sœurs et frères, n’a pas eu  un jour ou l’autre désirer fortement voir Dieu ? Dieu, on en entend parler ; nous-mêmes nous Lui parlons dans nos prières, mais comment est-Il ? Parfois Il nous paraît même absent et tellement silencieux !
             Depuis longtemps, beaucoup ont voulu voir Dieu. C’est une demande de Moïse au Sinaï : «  Fais-moi de grâce voir ta gloire ! » Ex 33,18-20 Mais Dieu lui répond qu’on ne peut le voir sans mourir et Il se fait voir à Moïse que de dos : c’est ainsi que, tant que nous serons en ce monde, nous le verrons après avoir reconnu son passage dans notre vie.
             Quelques siècles près, l’apôtre Philippe, quand Jésus annonce qu’Il va partir pour aller vers le Père, lui demande : « Montre-nous le Père et cela nous suffit ! » Jn 14,8 Que lui répond Jésus : « Qui me voit, voit le Père…Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ? » v.10

    Oui ! Nouvelle source d’émerveillement. Dieu, que l’on croyait, si loin est là au milieu de nous en la personne de son Fils unique Jésus. Ah, c’est sûr qu’en regardant ce bébé emmailloté dans une mangeoire, ce n’est pas évident ! Mais nos yeux peuvent-ils voir l’invisible ? C’est notre cœur et notre esprit qui écoute et croit à la Parole de Dieu qui nous le fait voir, comme les bergers ont cru à la Bonne Nouvelle de l’ange et sont allés voir. Et dans la joie de ce qu’ils ont vu, comme cela leur avait été dit, ils ont tout raconté à leur entourage, repartant en glorifiant Dieu.

             Que cette veillée et messe de Noël nous gardent émerveillés, plein de reconnaissance, de joie et d’amour, si bien que notre entourage en sera peut-être étonné mais certainement heureux et n’oublions pas de prier tous, quel que soit votre foi, devant la crèche.


    AMEN !
  • HOMELIE 4ème Dimanche de l’AVENT- C. « La Visitation » 23 Décembre 2018 – Lc 1, 39-45


    HOMELIE 4èmeDimanche de l’AVENT- C. « La Visitation »
     23  Décembre 2018 – Lc 1, 39-45

    Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la Part du Seigneur ” Lc 1,45
     
             En ce dernier dimanche avant Noël, L’Église nous présente le récit de la rencontre de deux femmes à la fois semblables et différentes. Elles sont profondément croyantes et attendent toute deux un enfant ; elles sont bien différentes : l’une est âgée, l’autre jeune ; l’une était stérile, l’autre vierge.
             Ce récit, déjà plein de fraîcheur et de joie, n’est pas seulement celui d’une rencontre familiale entre deux générations. Il présente la réalisation déjà commencée de la venue du Seigneur dans notre humanité. Cette bonne nouvelle annoncée par l’ange Gabriel a reçu toute la confiance de ces deux femmes et nous voyons que le Seigneur les a comblées de joie.
             En effet, l’ange avait annoncé à Zacharie que son enfant “serait rempli de l’Esprit-Saint dès le ventre de sa mèreLc 1, 15. C’est pourquoi il tressaille (le mot original grec : eskirtessen - vient de skirtao , qui a donné le “sirtaki”, la danse grecque d’aujourd’hui ! ). Sa mère Élisabeth, « remplie de l’Esprit Saint elle aussi, traduit la manifestation de Jean-Baptiste par la belle parole de bénédiction que nous retrouvons dans le “Je vous salue Marie”Elle s’écrie d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes et le fruit de tes entrailles est béni » 1, 42
             Nous sommes à une charnière : celle de la Première Alliance avec la Nouvelle Alliance. Élisabeth et Zacharie représentent la Première Alliance. Ils sont âgés. Ils ont vécu longtemps avec le désir d’enfant qui semblait ne pouvoir se réaliser. Il y a en eux comme la longue attente messianique soutenue par les prophètes tout au long de la Première Alliance. Avec la venue de Jean-Baptiste, leur attente est comblée, signe que cette Première Alliance trouve son accomplissement.
             Marie est jeune et vive. Elle porte en elle le Seigneur. Elle annonce la Communauté chrétienne qui porte aussi en elle son Seigneur et qui veut communiquer cette bonne nouvelle en toute hâte au monde entier. N’est-ce pas la mission donnée à l’Eglise, peuple de la Nouvelle Alliance ?

             Le Seigneur est venu partager dans notre monde, comme l’exprime si bien le début de Gaudium et Spes n°1 (Constitution Pastorale sur L’Église dans le monde de ce temps) « Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de ceux qui souffrent… »  Ne doivent-ils pas être aussi “les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur” ?
            
    La fête proche de Noël nous invite à la rencontre avec Dieu et nos semblables ; elle se fera dans la conversion de notre cœur et le rejet de tous les préjugés et peurs que l’on peut avoir lorsque l’on va vers des inconnus ou des personnes proches que l’on croit bien connaître. Déjà nous pouvons, comme Marie et Élisabeth, accueillir la force de son Esprit-Saint que nous avons reçu grâce au don de sa vie, Lui qui s’est fait pain dans une mangeoire la nuit de Noël. Alors, notre cœur se remplira de sa présence et, comme Jean-Baptiste, nous pourrons danser de joie !

    AMEN !