Homélies du Père Guy Lecourt

Père Guy LecourtLe Père Guy Lecourt maintient un blog, sur lequel il publie ses homélies.

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  • HOMELIE 2ème Dimanche Ordinaire A. Jn 1, 29-34. "Voici l'Agneau de Dieu" - 19 Janvier 2020


    HOMELIE  2èmeDimanche Ordinaire A. Jn 1, 29-34.
    19 Janvier 2020
      

    « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde »

    Nous avons l’habitude d’entendre cette “Invitation au bonheur” que le célébrant prononce lorsqu’il présente l’Hostie, Pain de vie, avant la Communion. Mais avons-nous bien réalisé ce qu’elle veut dire ?
             N’est-ce pas étonnant d’ailleurs que Jean-Baptiste désigne son cousin, qui vient vers lui, comme un agneau ? Que pouvait bien comprendre les gens à qui il s’adressait ?
    Ils comprenaient très bien, mais à mon avis, ils ne comprenaient pas forcément ce que nous pouvons comprendre aujourd’hui et pourquoi ?
             En araméen, la langue dans laquelle il s’exprimait, qui est proche de l’hébreu, agneau se dit : “talya”, hyflf= mais il signifie : “jeune homme” (et soit dit en passant, au féminin, “jeune fille” se dit “talitha” ! Dans l’Evangile de Marc, c’est ainsi que Jésus s’adresse tel quel à la fille, morte, de Jaïre, chef de la synagogue de Capharnaüm en lui prenant la main et en lui disant : «  Talitha koum » Fille, lève-toi ! (Mc 5, 41).
             Une autre traduction peut être donnée au mot “talya” : celle de “serviteur”. Si bien que les auditeurs de Jean-Baptiste ont très bien pu comprendre qu’il désignait Jésus comme le Serviteur de Dieu qui était annoncé par les prophètes. Mais alors pourquoi l’Évangile, qui est écrit en grec, a choisi le mot “Agneau” amnos ?
             A quoi l’Agneau nous fait-il penser ?
    A Abraham, lorsque Dieu lui demande de sacrifier son fils unique Isaac et que celui-ci, lui obéissant, lui demande : « “Voici le feu et les bûches ; où est l’agneau pour l’holocauste ?” Abraham répondit : “Dieu saura voir l’agneau pour l’holocauste, mon fils“ Tous deux continuèrent à aller ensemble. » (Gn 22, 7-8)
    Sans doute, pensez-vous à l’Agneau pascal, symbole de la rédemption d’Israël, consommé la ceinture aux reins, les sandales aux pieds et le bâton à la main”, (Ex 12,11) prêts à partir pour l’Exode (Ex 12,1-28 ; 1 Co 5,7) !
    Peut-être aussi au “Serviteur souffrant” présenté par Isaïe, dans la 1èrelecture et dont la vocation est “de relever les tribus de Jacob et ramener les rescapés d’Israël… d’être la lumière des nations pour que le salut parvienne aux extrémités de la terre” : c’est lui, dont dira plus loin Isaïe, qui assume les péchés de la multitude (Is 53,12) et qui, innocent, s’offre comme un agneau (Is 53,7).
    Enfin, on peut penser àl’Apocalypse, qui présente un Agneau immolé et vainqueur devant lequel se prosternent les 24 vieillards (Ap 5,6.12). 
    L’évangéliste a sans doute relu l’évènement de la rencontre de Jésus avec Jean-Baptiste à la lumière de Pâques. Ce Jésus serviteur, c’est bien le même qui s’offrira à Pâques comme l’Agneau en holocauste pour les péchés du monde et se lèvera, vainqueur du mal et de la mort, au matin de Pâques, entraînant avec Lui tous ceux qui veulent vivre comme lui.
    Et comment aujourd’hui, ne pas penser aussi  à ces agneaux innocents qui, à cause de leur fidélité au Christ, sont égorgés dans le monde parmi les 258 millions de chrétiens recensés en 2019 : en Irak, en Afrique Sahélienne, au Pakistan, au Shri Lanca et en Inde, en Algérie dans les communautés d’Eglises Évangéliques, partout dans le monde. Unissons-nous tous, chrétiens de confessions diverses, pour vivre le message d’amour de l’Agneau qui refuse toute forme de violence et pour qu’Il nous aide à le faire.
    Enfin, quand à la messe, au moment d’aller communier, le prêtre présentera l’Hostie, Pain de vie et le Calice, sang du Christ, et dira : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » faites mémoire de toutes ces images qui nous disent à quel point nous sommes aimés, sauvés par Celui qui, comme un agneau, a donné sa vie et qui nous invite à le suivre pour devenir, communions après communions, de vraies filles et fils de Dieu.

    AMEN !       
  • HOMÉLIE BAPTÊME de JÉSUS. Année A - Baptême de Jésus - Mt 3,13-17 - 12 Janvier 2020


    HOMÉLIE  BAPTÊME de JÉSUS. Année A - Mt 3,13-17
    12 Janvier 2020
       

    « Alors Jésus paraît sur les bords du Jourdain, et Il vient à Jean pour se faire baptiser » Que venait-Il donc faire en ces lieux où J-Baptiste exhortait tout le peuple à la conversion, lui qui était sans péché : qu’avait-Il besoin d’un tel baptême ? Évidemment, Jean-Baptiste est surpris, mais Jésus lui répond : « Pour le moment…nous devons accomplir ce qui est juste »

    Accomplir ce qui est juste : c’est refuser de se mettre à la place du Père et “s’ajuster” à sa volonté, à ses desseins. C’est vivre la mission selon le cœur de Dieu et tout particulièrement, révéler une autre image de Dieu que celle que se font les hommes et même que celle que brandissait Jean-Baptiste, qui avait menacé certains de la “colère de Dieu”. Jésus est le serviteur tel que le présentait Isaïe dans la première lecture de ce jour : « Il n’écrasera pas le roseau froissé ; il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, il fera paraître le jugement en toute fidélité » Is 42, 3. Et St Pierre le présentera au Centurion Corneille comme « Un homme qui passait en faisant le bien » Ac 10, 34.

    Pour Jésus, accomplir le dessein du Père, c’est prendre en profondeur notre humanité, s’unir à elle, à son peuple appelé par Jean à un baptême de conversion et être solidaire avec chacun, hormis le péché, pour nous sauver de tout ce qui conduit à une mort plus ou moins lente par égoïsme, volonté de puissance ou recherche de nourritures qui déçoivent toujours davantage.

    Jésus est donc baptisé par Jean. Le Père Lui donne raison et les cieux, si longtemps fermés par les infidélités du peuple de Dieu,  se déchirent pour que l’Esprit soit donné et que Jésus soit reconnu comme « le Fils bien-aimé en qui le Père a mis tout son amour ». Ce Fils bien-aimé n’en est qu’au début de sa mission. Elle le conduira à un autre Baptême : celui de sa Passion, de sa mort et de sa Résurrection. Alors, l’Esprit que le Père a promis d’envoyer sera répandu sur tout disciple qui désirera être baptisé au Nom du Père et du Fils et du Saint Espritet qui aura pour mission de continuer celle du Christ : apporter la paix, la bonté, la compassion, l’amour, le pardon.

    Soyons plein de confiance : les cieux sont ouverts ! Puisons dans la grâce toujours présente de notre Baptême et notre Confirmation ; n’hésitons pas à prier ardemment tous les jours son Esprit afin "d’accomplir ce qui est juste" et "passant notre vie en faisant le plus de bien possible".

    En bref, Seigneur, inspire-moi une vie qui ressemble à la tienne.

             AMEN !       
  • HOMELIE Dimanche EPIPHANIE. Année A. Mt 2,1-12 - 5 Janvier. 2020


    HOMELIE  Dimanche EPIPHANIE. Année A. Mt 2,1-12
    5 Janvier. 2020

    « Ce mystère… » Ephésiens 3,5-6

    Que n’a-t-on pas raconté sur cette étoile, comète de Haley ou autre phénomène astronomique ! C’est cependant ce qui reste encore sur nos sapins en ville !
    Dans l’Évangile de cette Fête de l’Epiphanie, l’étoile nous révèle toute autre chose : elle manifeste (sens du mot Épiphanie, Epifaneia: apparaître, se manifester) une lumière, une clarté dans nos nuits, voire nos ténèbres. Ici, elle révèle un Mystère.
    Le mot Mystère vient du grec "musterion", qui désigne une chose cachée, un secret ; les choses de la religion confiées seulement aux initiés et non au commun des mortels. Par extension, il désigne une volonté secrète de l’homme ou de Dieu. La racine de ce mot est "muo" ,qui signifie : "se fermer les yeux" lorsqu’ils ont éblouis. De même qu’on ne peut fixer des yeux le soleil, de même on ne peut saisir un Mystère. Mais s’il n’y a plus de soleil, tout est obscur et froid. Il en est ainsi du Mystère. Loin d’être « ce qu’il ne faut pas chercher à comprendre », il est, selon la belle expression du P. François VARILLON, « ce qu’on n’a jamais fini de comprendre ».
    Notre intelligence ne peut saisir que Jésus est à la fois Dieu, incréé et éternel, et homme, créé et mortel. Mais si Dieu ne s’est pas incarné en Jésus, nous a-t-Il vraiment rejoints ? Est-Il vraiment Emmanuel, Dieu-avec-nous ? Nous aime-t-Il vraiment ?
    Paul, dans la 2ème lecture de ce jour, utilise 3 fois le mot mystère et au début de cette même lettre aux Éphésiens, il écrit ceci : « Il ( Dieu) nous a fait connaître le mystère de sa volonté, ce dessein bienveillant qu’Il avait formé en Lui par avance » (Ep 1,9) et dans le 2èmelecture d’aujourd’hui, dans cette même lettre n’écrit-il pas : « Ce mystère, c’est que toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile » (Ep 3,5)
    Les mages venus d’orient (d’Irak ? D’Iran ?...) sont les premiers à avoir reçu et accueilli ce Mystère, et du haut de leur science se sont inclinés pour adorer l’Enfant-Dieu, qui est le Mystère par excellence. L’étoile qui les a conduits auprès de lui, les remplit d’une très grande joie.
    A la lumière de ce Mystère, que notre Tradition nomme le "Mystère de l’Incarnation", serons-nous radieux, dans le sens fort de ce mot, comme Jérusalem qui resplendit à la venue annoncée de la lumière ? (1èreLecture - Is 60,1-6). Comme les mages, aurons-nous la folie de répondre à l’appel de la Parole de Dieu et la curiosité d’aller voir où notre étoile nous conduit ? Vérifions cela en reprenant les paroles du Psaume de ce dimanche :
    « En ces jour-là fleurira la justice…
    Il délivrera le pauvre qui appelle
    Et le malheureux sans recours.
    Il aura souci des faibles et des pauvres
    Des pauvres dont il sauve la vie »
    Toutes choses que fera Jésus-Christ dans son Évangile et qu’Il nous proposera d’accomplir à notre tour.
             Encore une fois, comme les mages, prenons un autre chemin que celui d’Hérode, quand ce qui nous est proposé est mauvais, hypocrite, mensonger et pervers et pénétrons ce Mystère d’un regard pur et accueillons-le dans un cœur plus aimant.

    AMEN !
  • HOMELIE – Marie, Mère de Dieu. Vœux - 1er Janvier 2020


    HOMELIE 1er Janvier 2020 – Marie, Mère de Dieu.
    Vœux

    L’Évangile de ce premier jour de l’année va me guider pour vous présenter quelques Vœux.

             Autour de l’enfant de la mangeoire, les bergers se pressent. Ils partent ensuite rendre compte de ce qu’ils ont vu et de ce qu’on leur a annoncé : cet enfant est le Sauveur, le Messie, le Seigneur. Tout le monde s’étonne.
             Je souhaite que votre vie ait une dimension relationnelle, heureuse, paisible, humble et forte.

             “Le 8èmejour, l’enfant reçu le nom de Jésus”. Chacun de nous est une personne unique et irremplaçable.
    Je souhaite que votre vie ait une dimension personnelle, saine, créative, équilibrée entre tous les aspects physiques, psychologiques, intellectuels, affectifs, moraux et spirituels de votre personne.

    “Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur”. Marie n’a pas tout compris de ce qui arrivait, mais elle n’a cessé de faire ce que l’envoyé de Dieu lui avait révélé, car elle ne se voyait que comme la “Servante du Seigneur”.
    Je souhaite que votre vie ait une dimension spirituellefondée sur votre confiance totale au Seigneur présent à vos côtés. Que la prière silencieuse, la médiation de sa Parole, l’Eucharistie, l’adoration soient intégrées à vos activités : elles vous permettront d’être vraiment fille et fils de Dieu, comme l’écrivait St Paul aux Galates.
    En résumé, je vous souhaite de vivre votre vie en 3 D, c’est à dire en trois dimensions : relationnelle, personnelle et spirituelle.
    Marie, mère de Dieu et notre mère nous en est un modèle. Fêtons- la, prions-la et confions-lui toute cette année nouvelle,
    AMEN !
  • HOMELIE Dimanche Sainte Famille. Année A. Mt 2, 13-15.19-23 - 29 Déc. 2019


    HOMELIE  Dimanche Sainte Famille. Année A. Mt 2, 13-15.19-23
    29 Déc. 2019

    « Agissez comme le Seigneur …» Col 2,13

    Avez-vous remarqué, dans cet évangile, comme un refrain : « Pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : “D’Égypte, j’ai appelé mon fils” » Mt 2,15 et « Pour que soit accomplie la parole du Seigneur dites par les prophètes : “Il sera appelé Nazaréen” » Mt 2,23.  et encore, dans le texte du massacre des saints innocents que la liturgie d’aujourd’hui n’a pas retenu et qui se situe entre les deux passages que nous avons entendus : « Ainsi s’accomplit ce qui avait été dit par le prophète Jérémie… » Mt 2,18. Cette insistance sur l’accomplissement des Écritures pourrait laisser entendre que Dieu réalise ses projets quoiqu’il arrive et télécommanderait ses créatures pour qu’elles accomplissent ses volontés à travers la prédication des prophètes. C’est oublier un peu vite que Dieu s’adresse avec un grand respect aux hommes et aux femmes: certains d’ailleurs, comme Moïse, Jérémie et jusqu’à Zacharie, père de Jean-Baptiste, lui opposent des résistances. D’autres, davantage “ajustés” au désir de Dieu, comme Marie et Joseph ou encore Siméon, manifestent une hâte à accomplir les demandes du Seigneur. Il n’en demeure pas moins que ces derniers gardent leur liberté et savent prendre des initiatives personnelles comme Joseph qui, craignant que le fils d’Hérode, Arkélaus, régnant sur la Judée, aurait pu avoir les mêmes intentions que son père, averti en songe, décide de  s’installer à Nazareth. Ces références constantes aux Écritures sont là pour confirmer que Dieu est fidèle à ses promesses. Par ailleurs, Matthieu écrit pour des juifs qui ont besoin de cette continuité avec la première Alliance.
    Mais pourquoi a-t-on choisi ce texte d’évangile pour la fête de la Sainte Famille ?
    Ce passage de l’Évangile de St Matthieu met en évidence le rôle très discret mais non moins réel de Joseph, qui veille en responsable sur la famille que Dieu lui a confiée. Dans une société patriarcale, c’est bien le père qui prenait les décisions importantes. C’est bien pourquoi, en écoutant tout à l’heure la lettre de Saint Paul au Colossiens, certains ont pu être choqués de la recommandation qu’il fait aux femmes : « Vous les femmes, soyez soumises à votre mari ». Saint Paul ne pouvait pas dire autre chose dans ce type de société où le père avait plein droit sur les membres de sa famille, en vertu de sa responsabilité. Mais ce à quoi personne ne s’attendait à l’époque, c’est la recommandation qui suit, adressée cette fois-ci aux maris : « Et vous les hommes, aimez votre femme, ne soyez pas désagréable avec elle » Et Paul de continuer de recommander aux enfants d’écouter leurs parents, et aux parents, de ne pas exaspérer leurs enfants. « Dans le Seigneur, c’est cela qui convient, c’est cela qui est beau ! » Ces recommandations, radicalement nouvelles, ne sont-elles pas l’application de la recommandation plus générale que Paul nous adressait à tous au début de ce passage de sa lettre : « Revêtez votre cœur de tendresse et de bonté, d’humilité, de douceur et de patience. Supportez-vous mutuellement et pardonnez si vous avez des reproches à vous faire ».  
    Et au nom de quoi ferions-nous ainsi ? Tout simplement au nom du fait que nous avons été choisis par Dieu, que nous sommes ses fidèles et ses bien-aimés…et qu’il ne nous reste plus qu’à  Agir comme le Seigneur…nous qui sommes « icônes de Dieu ».
    Cette vocation est à vivre d’abord au cœur de notre famille qui sera la meilleure école d’amour pour parents et enfants, pour la vivre avec non seulement la famille plus large des frères dans la foi mais aussi avec l’immense famille humaine que Dieu aime.

    Que le Seigneur bénisse et soutienne nos familles et « Par-dessus tout cela, qu’il y ait l’amour : c’est lui qui fait le l’unité dans la perfection »
              

    AMEN !
  • HOMELIE DE LA MESSE DU JOUR DE NOÊL - Jn 1,1-18 - 25.12.2019


    HOMELIE DE LA MESSE DU JOUR DE NOËL 2019 - Jn 1,1-18

    Au commencement était le Logos et le Logos était face à Dieu et le Logos était Dieu.
    Il était au commencement avec Dieu.
    Tout devint à travers Lui et sans Lui ne devintpas même une chose.
    En Lui, vie était et la vie était la lumière des humains.
    Et la lumière dans la ténèbre brille et la ténèbre ne l’a pas saisi.
    Advint un homme dépêché par Dieu son nom Jean.
    Celui-ci vint pour un témoignage afin qu’il témoignât au sujet de la lumière, pour que tous crussent par lui.
    Celui-là n’était pas la lumière, mais pour qu’il témoignât de la lumière.
    Lui était la lumière, la véritable, qui illumine tout humain venant dans le monde.
    Dans le monde Il était et le monde à travers Lui advint et le monde ne L’a pas connu.
    Dans son bien propre, Il vint et les siens ne l’ont pas accueilli.
    A tous ceux qui Le reçurent il donna à eux le pouvoir de devenir enfants de Dieu, aux croyants dans le nom de Lui,
    Qui, non par les sangs, ni par la volonté de chair, ni par la volonté d’un homme, mais de Dieu furent engendrés.
    Et le Logos advintchair et dressa sa tente parmi nous et nous contemplâmes sa gloire, gloire comme d’un fils unique d’auprès du Père, plein de grâce et de vérité.
    Jean témoigne à son sujet et il a crié disant : Celui-ci était celui que je dis : Le venant derrière moi, devant moi a été parce que premier de moi il était.
    Car de la plénitude de Lui, nous tous avons reçu et grâce pour grâce ;
    Car la loi par Moïse fut donnée, la grâce et la vérité à travers Jésus Christ advinrent.
    Dieu, personne n’a jamais vu ; Fils unique, Dieu l’étant dans le sein du Père, celui-là a présenté.
    7 fois le mot advint(ou devint) est utilisé par St Jean, (au lieu du verbe "être" que l’on utilise habituellement). Par ce choix, Jean l’évangéliste a montré qu’il existe un "advenir" ouvrant un avenir qui n’est pas déjà connu…De l’inédit est possible, un avènement est possible. Et cet évènement/avènement peut tout changer.
    Ainsi, à propos des Noces de Cana, Jn 2,1. Jean écrit, non pas « le troisième jour il y eut des noces de Cana en Galilée, mais « il advint des Noces à Cana » car il va se passer quelque chose d’inouï : on parle du miracle, mais c’est bien plus que 600 litres d’eau changé en vin : c’est déjà Jésus qui révèle quelque chose de Lui-même et «  ses disciples crurent en Lui » Jn 2,11.
    Autre exemple : il est écrit : quand Jésus rencontre le paralytique de la piscine de Bethzatha, Jn 5, 6, Il lui demande ? Non pas « veux-tu guérir ? » mais : « Veux-tu devenir sain ?Jésus lui dit : « Lève-toi porte ton grabat et marche ! » et aussitôt, non pas « l’homme fut guéri », mais « l’homme devint sain. » Jn 5,8-9. Il reprend pleinement vie.
    Avec Noël, s’ouvre l’humble vie de Jésus qui nous va nous inviter à le suivre en vivant son commandement d’aimer et en  réalisant sa présence dans nos cœurs, nos pensées, nos actions, ainsi que dans nos familles, nos communautés, notre société, notre monde. Ainsi, le Royaume de Dieu pourra "advenir". Noël ne nous ouvre-t-il pas encore aujourd’hui  un immense avenir, à la fois inconnu et appelant à nos initiatives créatrices ?
    AMEN !
  • HOMELIE 4ème Dimanche de l’Avent. Année A. Emmanuel, Dieu avec nous - Mt 1, 18-24 22 Déc. 2019


    HOMELIE  4ème Dimanche de l’Avent. Année A. Mt 1, 18-24
    22 Déc. 2019

    « Emmanuel - Dieu avec nous » Mt 1,23
    Les textes des Écritures, à la veille de Noël, nous plongent au cœur de l’histoire humaine à la fois collective et personnelle.
    Lorsque le Seigneur envoie le prophète Isaïe auprès du roi Acaz, roi de Juda, descendant de David, vers 734 avant Jésus-Christ, la situation du Royaume de Juda n’est pas brillante : ses deux voisins, le roi de Samarie et le roi de Damas, ont décidé une expédition punitive contre Jérusalem qui tentait de faire alliance avec le roi d’Assyrie. La dynastie davidique est alors menacée et risque d’être interrompue. Isaïe, malgré le manque de foi du roi Acaz, lui annonce qu’un fils va être donné, promesse d’un avenir, et avant même que cet enfant ait atteint l’âge de raison, les ennemis seront vaincus. C’est ce qui se réalisa en 721.
    Dieu intervient dans le cours de l’histoire. Il agit en faveur de son peuple. Il est l’Emmanuel, « Dieu avec nous ». Quel en est le signe ? Matthieu cite cette prophétie d’Isaïe, disant : « Voici que la vierge concevra… ».
    Dans le cas de Joseph, Dieu intervient de nouveau et d’une manière encore plus affirmée. Ici auprès d’un descendant de David afin que soit accomplie la prophétie faite à David lui-même par le prophète de Nathan. Cependant, la situation de Joseph est embarrassante : il est fiancé à une jeune fille qui est enceinte. Or Joseph est un homme juste. Mais en quoi est-il juste ? Il devrait appliquer la loi qui, dans ces circonstances, exige que l’on répudie publiquement celle qui a fauté. Il est certainement bon ; il ne veut pas faire de mal, ni de scandale ; je crois qu’il a probablement grande estime de Marie et ce qu’elle a dû lui dire le conduit à ne pas s’attribuer la paternité d’un enfant qui n’est pas le sien, dont il pressent qu’il est hors du commun. Il ne veut pas s’immiscer dans le projet de Dieu qui le dépasse.
    C’est alors qu’intervient le Seigneur pour lui révéler l’origine divine de cet enfant et lui faire une double demande : prendre pour épouse Marie, qui a risqué elle-même pour Dieu sa propre réputation  et donner à cet enfant une ascendance davidique, « messianique »  « christique » accomplissant les Écritures, « né de la race de David » comme l’écrira St Paul aux Romains (Rm1,3). Et Joseph fait ce que Dieu lui demande : il est juste, c'est-à-dire “ajusté” à Dieu.

    Les voies du Seigneur ne sont pas les nôtres. Elles surprendront davantage lorsque l’on découvrira que ce « Messie », ce « Sauveur », montrera un chemin de bonté, d’attention aux petits et aux malheureux là où beaucoup attendait un Messie puissant et vengeur face à l’oppression romaine. Lui-même épousera la souffrance et la détresse humaine à l’extrême jusqu’à en mourir manifestant à quel point « Dieu est avec nous ». Mais par sa résurrection, écrit St Paul,  Il sera établi Fils de Dieu. Il sera aussi « Le Seigneur qui Sauve » « Jésus » « Yeoshua »

    L’Évangile d’aujourd’hui où Dieu entre en la personne de son Fils dans l’histoire humaine, ouvre le temps de la Bonne Nouvelle à laquelle nous sommes appelés. Quelle est-elle ?
    Tout d’abord, prendre conscience qu’à aucun moment nous ne sommes seuls puisque Dieu est avec nous jusqu’à la fin des temps. C’est d’ailleurs une des grandes révélations présente tout au long de la première Alliance. Dieu ne demande-t-Il pas à Abraham : « Marche en ma présence et soit intègre ” ? (Gn 17,1). Ne promet-Il pas à Moïse : « Je serai avec toi  »au moment de l’envoyer auprès de Pharaon pour libérer son peuple ? Et encore, que répond le prophète Michée à ses contemporains, croyant satisfaire Dieu par des pratiques cultuelles tout en ignorant la morale ? « On t’a fait savoir, ô homme, ce qui est bien, ce que le Seigneur réclame de toi : rien d’autre que d’accomplir la justice, d’aimer avec tendresse et de marcher humblement avec ton Dieu » (Mi 6,8). Voilà donc ce leitmotiv qui court de siècles en siècles.

    Cette présence de Dieu avec nous est-elle Bonne Nouvelle pour chacun d’entre nous ?  Bon et joyeux Noël !
    AMEN !
  • HOMELIE 3ème Dimanche de l’Avent. Année A. - Mt 11, 2-11 15 .12. 2019


    HOMELIE  3ème  Dimanche de l’Avent. Année A. Mt 11, 2-11
    15 Décembre 2019

    « Et cependant, le plus petit dans le Royaume des Cieux est plus grand que lui » Mt 11,11

    Cette phrase de Jésus, qui clôt l’Évangile d’aujourd’hui, a de quoi étonner quand on connait la vie de Jean le Baptiste, son honnêteté, son courage, son humilité et la fidélité à la mission que Dieu Lui a confiée et enfin, sa mort tragique : décapitée pour le caprice d’une gamine, la vengeance de sa mère et le triste pari d’un roitelet d’alors . Tout cela a fait de lui le dernier et l’un des plus grands prophètes de la Première Alliance.
    Alors, Jésus dit-il cela parce que Jean-Baptiste a douté de Lui ? « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? » n’a-t-il pas posé la question à Jésus par l’intermédiaire de ses disciples ? Il n’en est rien, car Jésus Lui-même fait aussitôt son éloge : « Parmi les hommes, il n’en a pas existé de plus grand que Jean-Baptiste ».
    Et pourtant, il est “dépassé” par le plus petit dans le Royaume des cieux : pourquoi ?
    Parce que le plus petit qui est entré dans le Royaume des Cieux a totalement mis sa confiance dans le Christ ressuscité, parfois au risque de sa vie (comme c’est le cas aujourd’hui dans plusieurs pays). Mettre sa confiance en Jésus ressuscité, c’est accepter d’être vulnérable comme Jésus l’a été jusqu’au don de sa vie pour nous sauver de toute volonté de puissance qui enferme et détruit.
    Pour cela, il est un chemin : celui d’aller vers ceux dont « les mains sont défaillantes » (1ère lecture de ce Dimanche, dans le livre d’Isaïe Is 35,3) : comprenons “ceux qui ne sont pas sûrs d’eux-mêmes et qui n’osent pas faire…” ; « affermissez les genoux qui fléchissent » comprenons “ceux dont le poids de la vie est trop lourd, qui sont épuisés et menacent de tomber”. Bref, allez vers ceux qui sont vulnérables.
    Ce n’est pas si facile car nous devons faire un discernement qui n’est pas toujours aisé. Mais aussi, parce que nous sommes en général attirés, à l’instar de notre société, par ceux qui sont forts, sûrs d’eux-mêmes, habiles, efficaces, qui réussissent, bref vers ceux qui sont performants.

    Jésus ne s’en détourne pas, mais Il va vers les aveugles, les boiteux, les lépreux, les sourds…Il annonce sa Bonne Nouvelle aux pauvres. Notre Baptême nous unit à sa cause et aujourd’hui, les chrétiens sont crédibles dans la mesure où ils sont fidèles à cette Bonne Nouvelle et font comme Lui. Elle va certes à l’encontre de ceux qui suivent l’esprit du monde, mais cet Évangile peut les sauver de leur mal être, de leur mal de vivre, de leur course effrénée vers ce qui ne les comble pas, leur laisse un goût amer, les déçoit, les laissant avec un grand vide au cœur et même parfois au corps qui les plonge dans la déprime.

    En préparant Noël, demandons au Seigneur de nous faire comprendre que nous Le trouverons chez ceux qui sont vulnérables, souvent sans défense, auxquels Lui-même a été et est encore profondément uni, nous invitant à reconnaitre nos propres vulnérabilités. Il sera alors tout proche de nous pour nous aider à les accepter.
    Cette attitude purement évangélique ne conduit-elle pas à la vraie joie, celle que notre pape François a mise en lumière dans son exhortation « La Joie de l’Évangile » ? L’avez-vous lue ? Un beau cadeau de Noël !

    AMEN !
  • HOMELIE 2ème Dimanche de l’Avent. Année A. "Convertissez-vous" - Mt 3,1-12. 8 Déc. 2019


    HOMELIE  2ème  Dimanche de l’Avent. Année A. Mt 3,1-12.
    8 Déc. 2019

    « Préparez le chemin du Seigneur, faites droits ses sentiers » Mt 3,3

    En ce temps de préparation commune à la venue du Sauveur, nous entendons un personnage haut en couleur, Jean le Baptiste, fils de Zacharie et Élisabeth, cousin de Jésus. Il porte un vêtement en poils de chameau, une ceinture de cuir autour des reins comme nous est décrit le prophète Élie en 2 R 1,8. S’il se nourrit de sauterelles et de miel, c’est sans doute pour mettre en valeur son caractère de prophète radical, comme l’est aussi son langage, comme vous avez pu le remarquer. Mais cela révèle également son attitude profondément spirituelle, rappelant les temps bibliques de l’Exode au désert : n’est-il pas au bord du Jourdain, aux portes de la Terre Promise et que proclame-t-il dans le désert ? « Convertissez-vous, le Règne de Dieu s’est approché ! »  Merveilleuse nouvelle qui exige pour accueillir ce Règne une conversion : metanoia  de “meta” : changer et “nous” : la mentalité.
    Que nous faut-il donc changer dans notre mentalité du XXIème siècle pour accueillir le Règne de Dieu ?

    Je vous propose de nous arrêter sur notre relation à Dieu, puis sur notre relation aux autres.
    Notre relation à Dieu ? Beaucoup de nos contemporains non seulement vivent très bien sans Dieu, mais certains, au nom d’une certaine laïcité, cherchent à Le renvoyer définitivement dans la sphère du privé, espérant ainsi éliminer toute expression de de la vie religieuse dans la vie civique ou sociale.
    Plus profondément, dans les domaines de la science et particulièrement celle de la vie à ses origines ou à son terme, on constate une revendication à la toute-puissance qui fait fi de de la réalité et d’un ordre du Créateur et de sa Création.
    Comment ne pas ressentir avec tristesse l’ignorance ou parfois l’aveuglement de ces personnes qui ne rendent pas le monde plus heureux pour autant, puisqu’il ne sait plus d’où il vient ni où il va. Le règne de Dieu ne s’approche-t-il pas aussi pour eux ? A nous de leur révéler autant que nous le pouvons mais surtout, autant que nous le croyons. Rendre droits les sentiers du Seigneur, n’est-ce pas écouter, comprendre, intérioriser et mettre en œuvre la Parole du Seigneur et prier l’Esprit-Saint pour nous guider dans cette recherche.

    Notre relation confiante, filiale, priante à Dieu modifie profondément notre relation aux autres. Celle-ci devient respectueuse, se garde de tout jugement qui condamne, voire de mépris et essaye de comprendre ceux qui sont différents de nous tout en exerçant un discernement : nous ne sommes pas forcément d’accord avec ce qu’ils pensent, disent ou font, mais sans doute pourraient-ils être porteurs d’une lumière qui pourraient nous éclairer et faire évoluer nos propres pensées, paroles et même actions.
    Suivons les recommandations de St Paul que nous avons entendues dans la 2ème Lecture : «  Frères, tout ce que les livres saints ont dit avant nous est écrit pour nous instruire, afin que nous possédions l’espérance grâce à la persévérance et au courage que donne l’Écriture » Rm 15,4.

    En la fête de la Vierge Immaculée qui est reportée et que nous célébrerons demain, regardons Marie qui médite en son cœur la Sainte Écriture à la faveur des évènements qu’elle traverse. Son cœur est totalement donné au Seigneur, sans l’ombre d’un repli et le Seigneur peut faire en elle et avec elle de grandes choses. Ne le désire-t-Il pas aussi pour nous ?
    AMEN !

  • HOMELIE 1er Dimanche de l’Avent. Année A. - "Avènement de Jésus" - Mt 24,37-44. 1er Décembre 2019


    HOMELIE  1erDimanche de l’Avent. Année A. Mt 24,37-44.
    1er Décembre 2019

    Avènement du Seigneur

    Avec ce 1er dimanche de l’Avent,  nous inaugurons une nouvelle année liturgique. Ce rythme, annuel est destiné à revisiter l’ensemble de notre foi chrétienne fondée sur la Parole de Dieu. En les entendant, dimanche après dimanche, différents d’une année sur l’autre, nous parcourrons les Saintes Écritures, la Bible, l’Ancien et le Nouveau Testament, et en particulier les Évangiles. Nous quittons donc l’Évangile de Saint Luc de l’année appelée C pour aborder celui de Saint Matthieu, dans l’année A.
    Nous entrons donc dans le Temps de l’Avent, du mot latin "Adventus", qui signifie "l’action d’arriver" et qui, effectivement, nous prépare à la venue de Jésus que nous célèbrerons à la grande Fête de Noël.
    L’Évangile de ce premier dimanche aborde donc la question de l’avènementdu Fils de l’Homme, (le Fils de l’Homme étant l’appellation  que Jésus utilise pour se désigner Lui-même). Le mot « avènement » est rarement utilisé dans notre langue, si ce n’est pour désigner l’accès au trône d’un roi. Le mot grec utilisé est : Paroussia,. Il signifie d'abord : « présence ou action de se présenter » Il s’agit bien de la venue de quelqu’un et non pas tant d’un évènement, d’un fait  qui arrive. Ce mot a pris une valeur chrétienne pour désigner l’intervention du Seigneur Jésus à la fin des temps.Mais cette fin des temps, Jésus, au verset 36 précédant le texte d’aujourd’hui, déclarait : « Quant à la date de ce jour et à l’heure, personne ne les connaît, ni les anges des cieux, ni le Fils, personne : le Père seul »
    Aux Apôtres qui désiraient connaître la date de cet avènement,  Jésus va les orienter vers une autre préoccupation et celle-ci bien à leur portée : « Comment allez-vous accueillir cet avènement ? ».
    Car cette venue sera soudaine, inattendue… Comme aux jours de Noé où les gens vaquaient à leurs activités habituelles et journalières. Ainsi, Jésus leur recommande d’être prêts, de veiller. Ce qui peut davantage choquer, c’est la manière dont Jésus parle de cette venue brutale et imprévue, pouvant laisser entendre que l’intervention de Dieu serait arbitraire : « L’un est pris, l’autre laissé… ». Il ne s’agit pas d’arbitraire mais de la grande liberté que Dieu donne à chacun, car pour une même annonce, l’un aura entendu, l’autre non, et la manière dont chacun, au cœur de ses activités habituelles, veille ou non, déterminera s’il est pris ou laissé, comme il en a été de Noé, qui écoutait et faisait ce que le Seigneur disait : il fut pris et sauvé du Déluge. « Noé était un homme juste, intègre parmi ses contemporains et il marchait avec Dieu » Gn 6,9.
     
    Veiller, gregoreo, ce serait donc écouter le Seigneur et être fidèle à ce qu’Il nous dit.
    • Garder une de ses paroles et la méditer en notre cœur pour qu’elle porte du fruit. Ses paroles sont actualisées par les grands saints et par celles qui nous viennent de notre pape François, que ce soit « La joie de l’Évangile », « Loué sois-Tu » ou « La Joie de l’Amour ». Je vous recommande de les découvrir ou de les  redécouvrir : elles sont toniques !

    • C’est aussi accueillir les personnes qui sont mises sur notre route ou même qui vivent à nos côtés et auxquelles nous avons à être plus attentifs pour les regarder, les écouter et les mieux aimer.

    • Enfin, c’est chercher le sens d’un évènement, qui nous touche, nous bouscule, nous dérange, voire nous heurte mais sans céder aux annonces alarmistes d’une certaine vision de l’écologie qui ne construit pas mais angoisse. Non, Jésus nous oriente vers l’avènement final, en nous mettant sous le regard bienveillant de Dieu.

    Le temps que nous consacrons au Seigneur pour nous mettre devant Lui est en cela très important et indispensable. Dans le temps qui sans cesse nous échappe, il est essentiel de prévoir ces pauses où l’on peut ressaisir le sens de ce que nous faisons, disons ou pensons et de l’ajuster constamment à la volonté de Dieu.  
    Que ces temps de silence proposés à la messe en cet AVENT nous aident à mieux discerner déjà sa venue pour accueillir son avènement !
    AMEN !