CAP St Jacques, déjà 30 ans

CAP St JacquesLe CAP St Jacques* fête ses 30 ans

 

Non, le CAP St Jacques n’est pas un Lycée Professionnel préparant aux Certificats d’Aptitudes Professionnelles (CAP), mais bien un Centre d’Accueil et de Prière voulu par les pasteurs de l’époque :
Mgr Simonneaux, les Pères Marcel Béguin – vicaire épiscopal de la Ville Nouvelle – et Philippe Potier, doyen de St-Quentin-Est. Ils désiraient créer un centre fédérant les paroisses de Guyancourt, Montigny et Voisins, leur offrant un espace vaste et convivial pour de grands rassemblements mais aussi un lieu de ressourcement et de prière en y installant une communauté de sœurs semi-contemplatives, religieuses de la Pommeraye. Le projet a vu le jour en 1984.

La Ville Nouvelle était alors en pleine expansion.

En septembre 1987, le CAP, tout en gardant sa vocation, fut mis à la disposition de la petite communauté qui devait devenir, en septembre 1991, la paroisse St-Quentin-les-Sources. Le 2 septembre 1992, l’église St-Quentin-les-Sources était consacrée et la communauté qui avait bien grandi, s’installa dans ses locaux, permettant au CAP de reprendre sa vocation première. Mais la taille des paroisses avaient considérablement augmenté et elles étaient devenues de plus en plus autonomes. En 1997, l’église St-Pierre-du-Lac était construite pour la paroisse St-Martin de Montigny.

Le CAP entra alors dans une période où il devait redéfinir sa vocation. Il y eut beaucoup de tâtonnements, mais il resta toujours le lieu des grands rassemblements, si nécessaire aux paroisses d’alentour ne disposant pas de lieux à la mesure de la participation importante de leurs fidèles.

Si le CAP St Jacques a bien rempli pendant longtemps sa vocation de Centre d’Accueil et de Prière, il a été pour moi, qui l’ai pratiqué pendant dix ans,  un Centre d’Apprentissage Professionnel  de ma tâche de curé, que j’ai exercée avec bonheur durant 27 ans : j’en remercie le Seigneur.

P. Guy LECOURT

*CAP Saint Jacques, 67 route de Troux 78280 GUYANCOURT

Jeanne

 

Le CAP St Jacques a manifesté, que le Concile orientait les chrétiens d’aujourd’hui à ne plus rester dans leurs petites paroisses. Les chrétiens de cette Ville Nouvelle ont travaillé ensemble sans s’arrêter aux limites de leurs communes, à la construction d’une vie de rencontres, de formations, de soutien, de prière. La présence de soeurs ayant vie professionnelle, d’engagement, de prière, rappelait à tous que ces 3 pôles sont indissociables. On devait se préparer aux paroles de notre pape François… Si on croit fermement que nous sommes frères de Jésus, en repensant aux 1ères années du CAP St Jacques, je me dis qu’on pouvait, au moins de temps en temps, reprendre la phrase de Jésus : “Je suis glorifié à travers eux”. (mais il faut être gonflé pour le faire).

Alors je me tournerai vers une béatitude à ma mode : heureux l’homme qui sort de chez lui pour rencontrer son frère, et prier avec lui là où il est, pour que toute vie se transforme.

 

Jeanne

Catherine et Gisèle

 

La découverte du CAP ? C’est la kermesse paroissiale pour laquelle je m’étais investie ….

Mais…. Ensuite… l’installation de l’aumônerie de l’enseignement public avec de nouveaux locaux dans le CAP en 1998 !

Dans ce lieu, quels moments de joie et de partage pour les jeunes et les adultes qui les accompagnent sur leur chemin de foi !

– L’accompagnement des parents dans la découverte de la foi de leurs enfants, la prise en charge par des responsables formés de cette transmission de la foi, l’animation des thèmes d’année par des temps forts et des célébrations riches en échanges et en actions dans les locaux du CAP.

 

– Les messes de rentrée, les fêtes de fin d’année (avec une animation de Laurent Grzybowski et des jeunes), les célébrations de baptême ,de profession de foi et de confirmation dans l’église, décorée pour chaque thème, autant de témoignages !

 

– Les rencontres de grands témoins de notre temps : Sœur Emmanuelle, Lucie Aubrac et Renée Eskénasy et le fameux prêtre des loubards : Guy Gilbert, nous ont bousculés ! tant dans la préparation par les jeunes et leurs animateurs que dans ce qu’elles ont apporté à l’ensemble de la communauté comme témoignage de foi ….et de prière.

Merci pour ces temps partagés en communauté et dans la prière ….au CAP.

Catherine et Gisèle

Marie-Françoise

 

Le Cap Saint Jacques c’est toute une histoire! On l’aime, on ne l’aime pas, mais personne n’y est indifférent. Mais au-delà, et au fond, l’histoire de chacune de nos familles n’est elle pas étroitement liée à l’histoire du Cap ?

Le Cap, lieu où l’on a prié ardemment avec et pour les familles éprouvées ou dans la joie. N’avons-nous pas, ancré dans le cœur, le souvenir des Professions de Foi et des sacrements reçus par nos enfants : Confirmation, Eucharistie (1ère communion) ? Autant de temps forts de notre vie de famille, si importants dans notre désir de parent de transmettre la Foi pour toujours.

Le Cap Saint Jacques, lieu de communion de nos trois clochers réunis pour célébrer : messes de rentrée, de KT, de fin d’année, grandes fêtes liturgiques, veillées, temps conviviaux .
Je rends grâce pour tous ces moments d’unité et de ferveur.

Alors merci au Cap Saint Jacques d’avoir été et d’être encore le temps nécessaire, ce lieu d’unité, de prière, de rassemblement, pour nos familles, pour notre paroisse.

Là est l’essentiel !

Marie-Françoise

Jacques

 

« Ma confiance en Dieu pour l’avenir du diocèse n’est pas dans l’immobilisme, mais dans l’aventure de la foi au Christ… Il y aura le CAP Saint-Jacques à Guyancourt pour montrer une visibilité chrétienne au cœur de la Ville Nouvelle (Mgr Simonneaux)

Une aventure rondement menée avec une présence humaine et spirituelle, lieu de prière et de rencontre, le C.A.P. Saint-Jacques ouvre ses portes pour de nombreuses personnes qui « de toute l’Europe » se sont invitées dans des grands événements pour les rassemblements de jeunes comme Taizé, les JMJ, et plus localement avec des messes de familles, premières communions, et, avec l’embryon d’une future paroisse qui est devenue Saint-Quentin-Les-Sources. Bon nombre de professions de foi de l’aumônerie des collèges publics et privés ont été célébré et, à en croire le nombre grandissant de participants, les locaux seraient déjà trop petits !

Quel beau lieu de vie et de foi… Les murs deviennent témoins de grands engagements : vœux d’une religieuse, ordinations de diacres, et des centaines de confirmations; lieu de présence également pour de grands moments d’émotions et d’espérance qui ont marqué la Ville nouvelle pendant les célébrations organisées pour les enfants du collège saint François victimes d’une avalanche. (1998)

Sans oublier les forts moments de convivialité avec les kermesses où de nombreux enfants passaient de stand en stand pour participer à ces multiples activités aussi ludiques les unes que les autres.

Et nos regrettées petites sœurs de la Pommeraye qui habitaient les lieux et je n’oublierai jamais que par leur seule présence, la joie de croire en Dieu rayonnait sur leurs visages, « l’aventure de la foi en Christ battait son plein. »

 

Jacques

Marc

Nous sommes arrivés en ville nouvelle, à Montigny en 1981.

Le CAP Saint jacques a toujours fait partie de notre paysage.

Il n’est pas beau, il n’est pas pratique, il n’est pas confortable.

Pourquoi alors y sommes nous si attachés?

Le CAP a toujours été pour nous un lieu de rencontres,

un lieu de découverte de l’autre qui ne nous ressemble pas,

un lieu qui nous révèle à nous-mêmes, qui nous révèle le Christ.

T’es pas beau, le CAP, mais c’est pour ça qu’on t’aime.

En plus, t’es devenu beau!

Marc

Bénédicte

 

La mission du CAP St Jacques s’est déployée au fil des trois décennies, non sans périodes de remaniements et de doutes, de tensions humaines et spirituelles.

Entre 2002 et 2004, j’ai été missionnée comme responsable administrative et pastorale du CAP, à un moment délicat lié au départ de la communauté des sœurs et dans le contexte d’un tissu ecclésial qui évoluait – et semblait éclater – au gré du développement propre de chaque paroisse autour de son clocher. Malgré tout, cette ancienne « Ferme de Troux » continuait à apparaître comme un lieu qui faisait sens, à la croisée de chemins et enracinée dans le terroir de la Ville Nouvelle.

Comment faire – ou refaire communauté ? Comment se rassembler et aller au dehors ? Comment se recentrer dans la foi et s’ouvrir au large ?

Comment s’enraciner et innover ? Comment entendre les nouveaux appels de Dieu ?

Ces questions, portées par une équipe de réflexion, avaient été traduites en ‘orientations pastorales’ auxquelles la nouvelle dynamique du CAP aujourd’hui fait écho. Le temps de Dieu est celui de la patience, de l’espérance, de la maturation …

Bénédicte

 

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