En 2013, « Voici l’Homme »

« Voici l’Homme »

 

Dans les débats qui touchent les questions de société ou de bioéthique, la question « qu’est-ce que l’Homme ? » est toujours sous-jacente.
Les réponses qui y sont apportées se sont déplacées, évoluent et nous laissent parfois insatisfaits.
Ce cycle a pour objectif de nous apporter un éclairage sur le pourquoi de ces débats et des éléments de réponses issus de l’anthropologie chrétienne.

3 soirées (20h30-22h30) indissociables.   Ouvertes à tous.

Salle St Hilaire, 5 rue St Martin Montigny Plan

Jeudi 14 novembreL’Homme, un animal comme un autre ?
Jeudi 21 novembreQuelle dignité devant la mort ?
Mardi 26 novembreHomme – femme, quelle égalité ?

L’Homme, un animal comme un autre ?

Face aux questions fondamentales sur l’humanité, vulgarisation scientifique et philosophie de l’Homme.

Nicole BlinIntervention de Nicole Blin, scientifique, chercheur :

 

Jean CaronIntervention de Jean Caron, professeur au séminaire

Quelle dignité devant la mort ?
Les grandes souffrances humaines invitent à la compassion. Les choix à opérer sont confrontés à la liberté individuelle et au respect absolu de la personne.

Francois Geoffray

 

 

Intervention de François Geoffray, médecin généraliste, administrateur de l’association du Pallium

Benedicte Mathonat

 

 

Intervention de Bénédicte Mathonat, philosophe, professeur à l’IPC


Homme – femme, quelle égalité ?
La différence sexuée en question. Le regard biblique et théologique sur le couple.

Intervention de Pascal Parinet, psychanalyste et psychothérapeute

Pascal Parinet

 

 

 

 

 

 

Intervention du Père Matthieu DUPONT, professeur de théologie morale au Séminaire

phots 10 ans  P. Matthieu  (225)


Avec des intervenants venant d’horizons différents, nous avons abordé la question par le biais de la science, de la philoso­phie, de la médecine, de la psychologie et de la théologie.

La science inscrit l’homme dans un conti­nuum de la matière, elle nous dit ce qu’est le corps de l’homme mais rien de son humanité. La philosophie nous pré­sente ce qu’est l’homme en refusant tout réductionnisme matériel. Ainsi, pour ap­procher le mystère de l’homme, il faut prendre en compte ses trois dimensions : physiologique, psychique (capacité à penser et réfléchir), spirituelle (capacité à aimer). Ces trois dimensions ou­vrent l’homme à la relation. L’homme n’est pas fait pour être seul, il est fondamentale­ment un être de relation et c’est dans cette approche que nous trouvons le fil rouge de toutes les interventions.

Le mystère de l’homme se manifeste clai­rement devant la mort. Dans le vécu des hommes face à la mort, l’importance de la relation se révèle. La prise de cons­cience de notre propre finitude humaine permet aux proches (parents, soignants, …) d’avoir sur le mourant un regard, un geste qui lui redonne sa dignité de per­sonne. La philosophie nous rappelle que la vie intérieure ne peut être détruite,
qu’elle dépasse le monde physique. La dignité de l’homme est liée à sa nature, donc inaliénable.

Il serait vain, enfin, de nier les différences physiques et psychologiques entre l’homme et la femme. Ainsi, comme les or­ganes dans un corps, tous différents, agissent avant tout pour le bien du corps entier et en tirent bénéfice, l’homme peut se comporter de cette façon dans son couple ou sa famille. Enfin, pour en­trer dans un regard de foi, la Genèse nous révèle que Dieu nous a créés homme et femme en deve­nir. Quelque chose en nous a été déposé que nous devons dé­ployer et manifester selon aussi notre ca­ractère sexué. L’homme est créé sexuel­lement différencié. En sa chair est donc inscrit un appel à la communion : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul ». Pour vivre pleinement notre humanité, nous sommes appelés à vivre la communion selon trois polarités : homme/femme, corps/âme et individu/société.

Si ces trois séances n’ont pas épuisé le mystère de l’homme, elles ont largement contri­bué pour les cent personnes qui les ont suivies avec assiduité, à apporter des éclairages sur la vision catholique de l’homme, la question de sa dignité et l’importance de l’altérité.

 

Christine Bouvet pour l’équipe de formation