Mercredi 11 février de 20h30 à 21h30, à Saint-Joseph-le-Bienveillant

En la fête de Notre-Dame de Lourdes, lors de la veillée hebdomadaire du mercredi 11 février, nous prierons pour les malades de notre entourage et de la paroisse. 

Il sera proposé pour ceux qui le souhaitent « la prière des frères »

Depuis quelques décennies maintenant, est arrivé du monde évangélique une pratique féconde qui s’appelle la prière des frères.

Cette coutume est enracinée dans l’Ecriture : Evangile selon saint Matthieu, chapitre 18

18 Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. 19 Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. 20 En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. »

 

Cela nous rappelle aussi Moïse entouré de ses deux compagnons Aaron et Hur lors de la bataille contre les Amalécites. (Exode 17). Dans notre combat spirituel, nous aussi nous avons besoin de l’aide des autres.

Concrètement, il s’agit tout simplement à deux au moins, d’accueillir un frère ou une sœur qui demande à pouvoir confier une intention de prière, de prendre avec lui ou elle un temps d’écoute de la demande, un temps de silence, puis si un des accueillants se sent « inspiré » face à cette demande il peut proposer un texte de la parole de Dieu qui peut faire écho à ce qui a été exprimé. Après un temps de silence, les accueillants présentent le demandeur au Seigneur par une simple prière. Après avoir obtenu l’accord de la personne accueillie (rien d’obligatoire !), les priants peuvent poser la main sur les épaules du demandeur pour manifester leur unité dans la prière et leur soutien.

Cette démarche demande évidemment une grande confiance et de l’humilité de la part de celui qui vient présenter sa demande, sa faiblesse, sa peur, sa colère, son désir, sa joie… elle nécessite surtout de la part des accueillants et priant une grande chasteté, une grande délicatesse, une grande discrétion, une grande prudence, à côté d’une vraie compassion. Tout ceci est évidemment vécu dans la plus grande confidentialité.

Ce n’est pas un lieu pour l’accompagnement spirituel (le format est court) ni pour la réconciliation (les priants n’ont pas reçu le sacrement de l’ordre la plupart du temps). Ce n’est pas non plus une pratique magique… il ne faut pas s’attendre à une guérison (sauf en cas de miracle soudain… mais par définition ça ne se programme pas !).

C’est simplement un temps d’amour, de foi et d’espérance partagé entre baptisés (même si à vrai dire, rien d’empêche quelqu’un qui découvre le Christ et lui fait confiance de venir même s’il n’a pas encore été initié à la vie chrétienne par les sacrements).