Formation liturgique de l’Avent 2/4
« En ce temps-là »

 

 

 

Dimanche dernier nous avons essayé de définir ce qu’est la Parole de Dieu : une parole que Dieu nous adresse personnellement. Si Dieu nous parle, à nous, dans notre histoire, nous devons lui répondre, tout aussi concrètement, dans notre vie : c’est ce qu’on appelle la foi. La foi, c’est « la réponse propre de l’homme à Dieu qui parle », comme dit Benoit XVI.

On peut en tirer 2 conséquences pour nous :

La 1re, c’est que la seule manière de faire grandir notre propre foi c’est d’écouter davantage la Parole, et la seule manière de transmettre la foi à d’autres, c’est de leur faire entendre, à eux-aussi, la Parole de Dieu. Parce que  « la foi naît de ce qu’on entend, et ce qu’on entend, c’est l’annonce de la parole du Christ » comme dit St Paul. (Rm 10, 17).

La 2e conséquence, c’est que c’est en ouvrant mon cœur et ma conscience à la Parole de Dieu que je rencontre Jésus. La foi devient alors une rencontre avec une Personne, à laquelle je confie ma propre vie. Croire est ainsi un acte simultanément personnel et ecclésial, car rencontrer le Christ, c’est rencontrer son Corps qui est l’Eglise.

Mais si Dieu désire tant entrer en dialogue avec nous, évidemment il ne nous l’impose pas. Demeure toujours pour nous la possibilité de refuser le dialogue, et c’est souvent comme cela que la Bible définit le péché : comme non-écoute de la Parole, comme rupture de l’Alliance et donc comme fermeture à l’égard de Dieu qui appelle à la communion avec Lui. Le péché de l’homme est essentiellement désobéissance et ‘non-écoute’, et c’est au contraire pas son obéissance que Jésus est venu nouer une Nouvelle Alliance entre Dieu et l’homme et nous donner la possibilité de la réconciliation.

Au fond, il en va de notre relation avec Dieu comme de toute relation de couple : pour surmonter les crises, il faut commencer par reconnaître nos manques d’écoute, et accepter de changer les choses.

Père Bruno Valentin

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